Octobre 2012 Japon . Kyoto - Tadao Ando by night, ce qui confirme les hypothèses sur la maison d'ISE #59 "période moellons". Plutôt que de supputer des choses je ferais mieux de chercher dans les monographies, mais j'ai la flemme…
Octobre 2012 Matsue, contre champ.
Octobre 2012 Ashiya. Villa Yamamura.
Finalement je me rends compte, mais je m'en doutais un peu au départ, que les images ramenées ne rendent pas compte de l'espace de cette maison, des ces vues découvertes, de tout ces détails qui font l'architecture de Wright à cette période, période pour laquelle je n'ai pourtant pas le béguin.
Mais c'était aussi un rêve de rentrer dans une maison de Wright.
Combien de temps me faudrait-il pour faire des photos qui rendent compte de cette ambiance?
95% de ces images sont à jeter, reste les incontournables, celles qui nous rappellent que nous ne sommes que des touristes.
Octobre 2012 Ashiya Frank Lloyd Wright.
Octobre 2012 Ashiya.
Japon Octobre 2012 Ashiya. Voilà ce que j'aime au Japon, le côté désordonné de l'environnement des maisons. Même ici le coté monumental de la maison est diminué par la présence d'élément perturbateur. Rien à voir avec la Villa Savoye de Corbu ou rien ne traine, on en oublierai presque que des gens ont vécu dedans. Certe, ici tout est entretenu, mais sans cette manie de vouloir faire mieux que le concepteur.
Octobre 2012 Japon Ashiya
Comme beaucoup d'entre nous je suis un peu idolâtre (…de Tassigny, je sais, je suis impardonnable, mais c'est plus fort que moi…).
En architecture surtout. Cependant mes saints sont nombreux et comme je ne suis pas dogmatique, le panel est très étendu, qui peut aller de Wright à Corbu en passant par tout ces architectes des années 30/50 au USA, des russes des années 30 d'avant les purges Staliniennes, je pense à Melnikov entre autre, et bien sur des Japonais toutes époques confondues (pour eux la liste est longue, ceci explique cela…).
En photographie c'est un peu la même chose.
Mais s'il y en a un auquel je ne peux pas m'empêcher de penser en visitant cette maison, c'est Julius Shulman.
Pour moi son nom est attaché à ces architectes américains des années 40 comme Neutra avec qui il a commencé sa carrière, Rudolf Schindler, John Lautner, Albert Frey (les curieux iront voir sur l'internet). Bref dans les revues le nom de Shulman revenait avec une trop grande régularité associé à ces architectes pour susciter une recherche sur le personnage.
Il y a 20 ans c'était difficile de trouver un livre sur son travail, je me souviens avoir longtemps fait le siège de la "chambre claire" pour obtenir des renseignements sur un ouvrage sorti aux USA mais introuvable en France. Amazon n'était pas encore à l'ordre du jour.
J'ai finalement réussi à le trouver par hasard, au bout de deux ans d'une quête incessante, dans une petite librairie du coté de la place des Vosges, dans une rue que je n'arrive plus a situer aujourd'hui.
Maintenant, qu'il est mort, Taschen réédite à tour de bras, pour pas cher, mais aussi pour beaucoup plus cher, je pense au coffret de trois livres "big size", ses photographies. Mais qui s'en plaindra, mieux vaut tard que jamais.
Sans Shulman je pense que ces architectes américains n'auraient pas eu la même influence sur toute une génération d'architectes.
Bizarrement il n'a pas beaucoup travaillé pour Wright. Dans un de ces livres il explique pourquoi, je ne me souviens plus de ces raisons et ça ne m'intéresse pas plus que ça.
Mais ici je repense à lui, et je ne peux pas m'empêcher de bricoler ma photo pour que ça ressemble, plutôt de loin que de près, à du Shulman…
Japon Octobre 2012 Ashiya.
…et puis il y a eu la maison Yamamura que Wright a construite à coté de Kobé dans les années 20.
Quatre ans auparavant j'étais tombé sur un stupide portail. J'étais reparti complètement dépité de n'avoir pas pu m'en approcher.
Cette fois ci j'ai suffisamment tanné mon correspondant local pour obtenir tout les laissés passer pour pouvoir y pénétrer.
En fait il y a juste des horaires pour la visiter…
Sinon, je ne regrette absolument rien, c'est plus fantastique que ce que j'imaginais.
En arrivant nous croisons un Italien dans un état second. Il n'arrêtait pas de répéter "Marvellous, marvellous, marvellous…", j'ai pensé, bah c'est bien un Italien… trois heures après j'étais dans le même état.